La Belle Affaire – Genèse et Trajectoire

LA BELLE AFFAIRE

« Indépendant et autoproduit par la force des choses, un travail solitaire m’aurait davantage porté vers des orchestrations arides. Je ne voulais pas d’un rendu final trop décharné. Cette collaboration accidentelle a entraîné vers la lumière certaines chansons au propos sombre. Elle a parfois enjolivé certains titres sans pour autant les mener vers une orchestration trop enjouée. »

Stéphane Delrine rejettera l’isolement alloué aux précédents projets dès l’ébauche du premier titre, Diva, en juillet 2015.

La décision sera prise de solliciter l’ouverture et la contribution de musiciens pouvant se saisir de ses compositions pour les lui restituer sous une forme nouvelle.

Un premier essai local de coopération échouera.

C’est par le biais de musiciens américains contactés sur le Net que débutera une première collaboration sur le titre éponyme et emblématique de l’album.

Pendant l’automne-hiver 2016 chacune des « maquettes » préalablement réalisée par Stéphane Delrine traversera l’atlantique via le Web. Elle sera réenregistrée en studio à Richmond, dans l’état de Virginie.

« Une seule approche à l’encontre des musiciens : orienter mais ne pas diriger. Chacune des maquettes comportait quasiment l’ensemble des instruments attendus. C’est au travers du phrasé musical, des sonorités et du jeu des musiciens, que la révision et l’innovation ont opéré. »

Les solos joués, quant à eux, seront plus libres dans le choix des instruments proposés. Ils seront aussi plus ouverts dans l’improvisation et l’ornementation présentées. Ainsi sont apparus banjo, harmonica, violon et pedal steel.

La Belle Affaire expose alors quelques influences terroir US manifestes sans pour autant dénaturer le propos initial :

« Il était important que la filiation française dans laquelle je m’inscris puisse être audible… »

Illustrations by PAULA SCHER: « MAPS »