WILLIAM SHELLER – 1991

 

SÉLECTION PERSONNELLE L'ouvrage "LA DISCOTHÈQUE PARFAITE DE LA CHANSON FRANÇAISE" de Gilles Verlant et Stan Cuesta est mis à l’honneur dans les pages "LECTURES" de ce Website via quelques fragments choisis, expositions orientées, chroniques d’albums familiers dont la résonance perdure.

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WILLIAM SHELLER

SHELLER EN SOLITAIRE – 1991

William Sheller a reçu une solide formation de compositeur classique mais la découverte des Beatles, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent plongé dans ses partitions, l’a quelque peu détourné de sa voie… Sa carrière entière sera marquée par cette dualité. Pendant plusieurs années, il exploite la veine « chanteur de variété » qui ne le satisfait pas réellement. Il s’en libère alors en multipliant les expériences où il utilise enfin totalement ses talents de compositeur (écriture de ballets, de pièces symphoniques, etc.).

Parallèlement, dès le début des années 1980, pour échapper aux play-back télévisés qu’il déteste, il découvre la scène et s’y produit de plus en plus, accompagné d’un quatuor ou d’un grand orchestre. Un jour, à Bruxelles, ses musiciens étant bloqué à la douane, il doit improviser un concert seul au piano. Le public est ravi, et Sheller aussi, qui décide de régulièrement renouveler l’expérience.

Quelques années plus tard, alors qu’il est en pleine période symphonique – il vient d’écrire un concerto, deux albums très arrangés, « Univers » et « Ailleurs », et une comédie musicale, « Quasimodo » ! – il choisit de s’aérer un peu en revenant à un dépouillement total avec ce « Sheller en solitaire », enregistré en public dans le grand studio Davout. Le chanteur y revisite quatorze chansons de son répertoire, seul au piano. Il chante évidemment quelques classiques comme Symphoman, Fier et fou de vous ou Oh ! J’cours tout seul, mais également des titres moins connus de ces albums des années 1970 (Genève, Une chanson qui te ressemblerait) et pas moins de six extraits de « Nicolas », l’album de ses débuts qu’il préfère.

C’est aussi l’occasion de redécouvrir plusieurs titres des années 1980 dans des versions épurées mettant parfaitement en valeur leurs qualités mélodiques et harmoniques. Délivrées des arrangements peut-être parfois trop riches des versions originales, certaines chansons s’épanouissent ici merveilleusement et trouvent un nouveau souffle, notamment Maman est folle, Basket-ball et Les Miroirs dans la boue.

Tout au long du disque, les interprétations de Sheller sont magnifiques. Il joue du piano avec classe et chante avec une retenue superbe, qui fait passer une intense émotion. Et puis, bien sûr, il nous offre en bonus un quinzième titre inédit, Un homme heureux, qui va devenir l’un de ses plus grands succès !

 

Ecoutez l’album « SHELLER EN SOLITAIRE » de William Sheller

 

Chronique extraite de l'ouvrage LA DISCOTHÈQUE PARFAITE DE LA CHANSON FRANÇAISE de Gilles Verlant et Stan Cuesta - 2011. Editions FETJAINE